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Le sommeil et les rêves

Au cours de la journée, tout être vivant passe par des phases de plus ou moins grande dans son corps. Les moments de concentration et de rêveries se succèdent du matin au soir, mais pendant la nuit, le sommeil, lui aussi, subit des fluctuations. Entre les phases les plus profondes qui rendent le réveil si difficile, le sommeil léger où le moindre bruit peut réveiller et, les périodes de rêves où l'esprit semble animé d'une vie intense, des différences considérables existent. Ces observations sont désormais confirmées et même mesurée. En effet, le fonctionnement du cerveau s'accompagne d'une production d’ondes électriques qu'il est possible d'enregistrer sur des électroencéphalogrammes. Les chercheurs ont pu ainsi mettre en évidence la relation qui unit le niveau d'activité cérébrale et la forme de l'onde enregistrée.

• La perte de conscience signale une rentrée dans le sommeil. Au fur et à mesure que celui-ci se déroule, la fréquence et l'amplitude des ondes se modifient, permettant de définir 5 stades qui se succèdent pendant la durée du sommeil.

• les stades I et 2 du sommeil léger s'accompagnent d'un relâchement musculaire et durent vingt-cinq minutes environ.

• Les stades 3 et 4 du sommeil profond et très profond durent cinquante minutes et correspondent à la mise au repos presque complète de la plupart des fonctions de l'organisme. C'est au cours de ces phases que sont sécrétées certaines hormones indispensables au renouvellement des cellules (croissance, cicatrisations.)

•  Le stade 5 qui leur succède a reçu le qualificatif de paradoxal, étant donné ses caractéristiques surprenantes. Tandis que le tonus musculaire se relâche complètement, le reste de l'organisme témoigne d'une réelle reprise de l'activité. La respiration et la circulation s'accélèrent, les globes oculaires s'animent avec vivacité, une érection du pénis ou du clitoris se produit. Au niveau de l'activité cérébrale elle engendre le phénomène bien connu du rêve.

• La succession de ces divers stades constitue un cycle. Au cours du sommeil, 5 cycles de quatre-vingt-dix minutes environ se succèdent généralement, sans avoir d'ailleurs la même configuration, selon les moments et les personnes.

• Ainsi, les premiers cycles contiennent la plus large proportion d'ondes lentes. Vers la fin de la nuit, ou contraire, le sommeil est surtout léger et paradoxal.

• Entre les humains, des différences importantes se manifestent, les bons dormeurs bénéficient d'un sommeil très profond alors que les mauvais dormeurs doivent se contenter d'un sommeil léger, souvent complètement dépourvu des phases 3 et 4 si revitalisantes. 

Ce n'est pas un hasard si de tout temps les hommes lui ont accordé une importance vitale. Depuis la plus lointaine Antiquité, que ce fût en Orient, en Extrême Orient ou en Occident, sur tous les continents, dans la plupart des civilisations qui nous ont précédés le rêve été investi de « pouvoirs sociaux, en faisant à la fois le messager des dieux et l'émissaire de mondes parallèles.»

Outre la fascination pour l'impalpable et l'inexplicable, le rêve s'est imposé, ou plutôt s'est révélé  comme un vecteur de communication sans égal, pouvant être en phase à la fois avec l'irréel le fantasme et des réalités jusque-là insoupçonnées. Comme un monde à découvrir, au delà de nos cinq sens, en un éveil à une autre conscience.

Exprimer des désirs inconscients, acquérir de nouvelles connaissances, refléter les méandres de l'inconscient collectif, construire un univers de symboles. Le rêve est tout cela, et bien d'autres choses encore, comme favoriser la communication psi ou réaliser des échanges télépathiques. À mesure que les études qui le concernent se multiplient, ses capacités apparaissent de moins en moins limitées.

Outre ses composantes classiques, le rêve laisse apparaître des éléments qui lui sont propres et dénotent souvent une dimension paranormale. C'est ainsi qu'il devient le lieu d'expression d'une lucidité hors du commun, qui conduit le rêveur à percevoir avec une acuité particulière non seulement certaines situations vécues à l'état de veille et transposées dans le sommeil, mais également des scènes anticipées. Il s'agit alors de ce que l'on nomme les rêves prémonitoires. Au cortège des paramètres connus à l'état de veille vient soudain s'ajoute une information, une idée étrangère perçue à l'extérieur de notre champ de conscience, curieusement apparue au bon moment et à la bonne place, donnant aussitôt un éclairage différent du contexte. D'autant plus lorsque la prémonition se confirme quelque temps après !